Qui êtes vous Florence Mazzoleni ?
GV : Florence, vous êtes engagée dans la vie publique depuis longtemps, mais, en fait, qui êtes vous, quel a été votre parcours, et, pourquoi avoir choisi, l’interview pour dire tout cela ?
FM : De nature plutôt discrète, parler de soi n’est pas chose aisée, le dialogue, plus convivial, me facilite la tache.
Originaire de Provence, je suis issue d’une famille nombreuse. Mon père était chef d’entreprise, ma mère, femme au foyer, nous a appris, très tôt, à nous tourner vers les autres. Je suis mariée, mère de 2 enfants. Mon parcours scolaire a été classique, ma vie professionnelle courte (10 ans), CRACM (Marseille), Pitié Salpetrière (Paris), m’étant arrêtée de travailler à la naissance de mon deuxième enfant.
Mes 10 ans de scoutisme m’ont fait découvrir, dès l’age de 7 ans, l’engagement responsable au service des autres. Ensuite, j’ai poursuivi mon action dans le chant choral, dans le sport (monitrice de voile) et les donneurs de sang. C’est à ce moment là, après Mai 1968, que je me suis engagée dans l’action politique.
GV : Je suppose que ce fut un tournant important dans votre vie ; pourquoi avoir choisi le mouvement Gaulliste ?
FM : Tout à fait, j’avais 21 ans, et j’ai découvert un mouvement, organisé et structuré, qui, réunissait toutes les catégories socio-professionnelles. Au cours de ces réunions, j’ai découvert et appris que toutes les idées pouvaient être dites, que « Seul le combat pour l’homme valait la peine d’être livré » (je cite). J’ai donc appris à écouter et à entendre, à forger mes convictions tout en sachant qu’il fallait rester pragmatique en toutes circonstances. J’ai donc participé à ma première campagne électorale (1977) pour les municipales. Suite à mon mariage et la naissance de mes enfants, je me suis impliquée dans les parents d’élèves, les associations sportives (Tennis de Pibrac) et le soutien scolaire.
GV : Dans tout cela, je ne vois pas votre engagement pour l’environnement ; à quel moment vous êtes vous engagé ?
FM : Quand vous voyez, tous les étés votre région ravagée par les incendies, vous n’avez pas besoin d’être beaucoup convaincue pour vous engager ; cela va de soi. De plus, les adultes, autour de moi, se mobilisaient contre les rejets de la centrale de Gardanne qui recouvraient la région d’une couche de poussière collante comme du ciment.
Notre mode de vie familiale excluait tout gaspillage, le respect de la nature était aussi évident que le respect des personnes.
Quand nous sommes arrivés à Pibrac (1987), un problème de décharge d’ordures ménagères s’est déclaré, je me suis donc engagée dans l’association qui s’est crée à ce moment là (AHPCVSE).
Persuadée que la fidélité, dans les engagements, est primordiale; j’ai continué, et, depuis 1993, je participe, avec l’association, aux travaux d’une association régionale : l’ORDIMIP (Observatoire Régional des Déchets Industriels en Midi Pyrénées). Là, nous pratiquons une concertation active (notre méthode de travail a, du reste, fait l’objet d’une étude universitaire) pour améliorer la gestion des déchets dangereux.
GV : Depuis 1995, vous êtes élue conseillère municipale de Pibrac ; pourquoi convoiter un mandat politique ?
FM : Politique, le mot est lâché ! Pour moi, la politique est une action propre qui se distingue de l’action politicienne. Pour faire de la politique, il faut, tout d’abord, aimer les gens, et le mandat de Maire est, à mon sens, le plus efficace parce qu’il touche au concret de la vie quotidienne de nos concitoyens, et c’est ce qui me semble le plus important.
En 1995, 3 listes étaient en présence, quand j’ai débuté mon premier mandat. En 2001, avec un élu de notre liste, nous avons réalisé une liste unique formée de gens de la majorité actuelle et de la société civile.
GV : Et pour l’avenir, que comptez vous faire ?
FM : Aujourd’hui, nous ne pouvons plus gérer la vie de nos concitoyens sans eux, je veux rassembler une équipe, composée de femmes et d’hommes, totalement dévoués à la gestion de la commune AVEC les Pibracais et POUR les Pibracais.
GV : Merci Florence